19, 20, 21 SEPTEMBRE 2024
FRICHE LA BELLE DE MAI
& MARSEILLE
En attendant de rire aux éclats avec elle à le 15 septembre, nous avons eu la chance de rencontrer Louise Chabat pour parler d’engagement, d’humour et, bien sûr, de la vida loca marseillaise !
Actu Festival
20/7/23

Louise Chabat : rencontre avec une joyeuse altruiste

Comédienne et thérapeute, Louise Chabat partage sa vie entre la scène, ses séjours bien-être destinés aux femmes et sa vie de famille, qu’elle diffuse avec authenticité et humour sur les réseaux. Avec son énergie solaire et son grand cœur, Louise s’est vite sentie chez elle à Marseille, lors de son emménagement en 2020. En attendant de rire aux éclats avec elle à la Friche la Belle de Mai le 15 septembre, nous avons eu la chance de la rencontrer pour parler d’engagement, d’humour et, bien sûr, de la vida loca marseillaise.

Fille d’un grand acteur français (Alain Chabat, ça vous dit quelque chose ?), Louise aurait pu embrasser un destin de comédienne dans le cinéma français qui semblait tout tracé. Mais c’est sur scène, davantage qu’au cinéma, qu’elle s'épanouit finalement, et aux côtés des femmes qu’elle accompagne lors des “transformative weekends”, les séjours bien-être qu’elle a lancé il y a 5 ans. Passionnée par les thérapies alternatives, Louise Chabat s’est formée en psycho-somato analyse pour pouvoir accompagner d’autres personnes à se découvrir et à s’accomplir. Pas dénuée de second degrés, elle contribue aussi à rendre la planète Instagram plus humaine et plus fun avec les contenus qu’elle partage sur la maternité et la vie de couple. Avec sa manière libre d’aborder des sujets sérieux, elle est suivie par pas moins de 105 000 abonnés et a imaginé un spectacle hybride, “Bliss Stories”, avec Clémentine Galey, créatrice du podcast du même nom, qui évoque la maternité sans tabous et qu’elles ont joué sur des scènes comme le Grand Rex à Paris. Son passage le 15 septembre au So good Festival marquera le début de sa nouvelle aventure en solo.

So good Festival. À 35 ans, tu sembles avoir déjà eu mille vies ! Comment est-ce que tu te définirais ? 

Louise Chabat. Je me suis toujours vue à la fois comme une comédienne et une thérapeute. Je suis née dans une famille de comédiens, mais c’est vraiment la passion qui m’a poussée à choisir cette voie. Les choses ne se sont pas tout à fait passées comme prévu. J’ai dû m'éloigner du milieu du cinéma pour développer autre chose, comme mon activité de thérapeute, mes contenus sur les réseaux sociaux et mon spectacle “Bliss Stories”. Je pense que parfois il faut oser abandonner certains projets pour pouvoir mieux se trouver. J’ai grandi dans le milieu du cinéma, mais je me plais finalement beaucoup plus sur scène, face aux gens.

Quel est ton meilleur souvenir de comédienne ? 

L.C. Mes deux dernières dates au Grand Rex pour la représentation de “Bliss Stories”  étaient magiques. J’ai eu des trous de mémoire dans mon texte, j’ai dû improviser pour finalement me laisser pleinement la liberté de m’amuser. Ça a donné lieu à une sorte de spectacle ovni, c’était vraiment incroyable à vivre, je me suis éclatée. Les représentations ont même fini par être projetées au cinéma du Grand Rex, ce qui est assez rare pour un spectacle. 

Le métier de comédienne peut sembler à l’opposé de celui de thérapeute. Le premier est plutôt égocentré tandis que le deuxième est altruiste. Qu’est-ce qui t’a amenée à devenir thérapeute ?

L.C. J’ai commencé une thérapie au début de ma vingtaine et j’ai vu le pouvoir transformateur que cela avait sur moi. Je sais aussi que j’ai une vraie qualité d’écoute et d’analyse, que j’avais envie de développer. En devenant thérapeute, je voulais aider les gens à se transformer à leur tour car je sais qu’il y a des thérapies qui permettent de changer des vies. C’est à la fois le plus dur et le plus beau des voyages. Aujourd’hui, avec les transformative weekends, c’est ce que je fais. Les participantes repartent de ces séjours complètement transformées et galvanisées. Je suis fière de voir les changements qui s'opèrent chez elles durant ces 3 jours.

Pourquoi avoir choisi de travailler uniquement avec des femmes ? 

L.C. J’ai travaillé avec des hommes et des femmes quand j’avais mon cabinet de thérapeute à Paris. Puis, quand j’ai lancé les retraites, je me suis rendue compte que ça se prêtait beaucoup plus à un cercle de femmes. Je pratique le Watsu (forme de Shiatsu dans l'eau chaude, ndlr) et la relaxation aquatique ce qui demande aux participantes beaucoup de lâcher-prise. Je ne me voyais pas demander à des femmes de s’abandonner dans les bras d’hommes qu’elles ne connaissent pas. Pour qu’il y ait vraiment lâcher-prise, il fallait un cercle de femmes, un safe space. J’ai découvert là un autre monde. Durant le Watsu et la relaxation aquatique, les femmes revivent leur leur naissance. Je pense que j’ai découvert le vrai sens et la puissance de ce mot “sororité”, qui est malheureusement utilisé à toutes les sauces dans le marketing aujourd’hui. 

Tu vis à Marseille depuis maintenant trois ans, qu’est-ce qui t’a amenée ici ?

L.C.J’ai déménagé quand j’étais enceinte de 5 mois, au même moment où mon projet des transformative week-ends est nés. Je pouvais exercer mon activité d’un peu partout et mon compagnon, Julien, qui est chef de cuisine, aussi. On est tout de suite tombés amoureux de cette ville et on s’est dit “plus jamais on ne repart d’ici !”. Tout le monde dit “Marseille on l’aime ou on la déteste”. Moi, je pense que c’est un peu des deux, Marseille on l’aime et on la déteste. C’est une ville clivante, avec des extrêmes. Une ville comme ça, on n'en trouve pas deux en France. Même s’il y a beaucoup de choses à améliorer ici, c’est une ville avec une énergie solaire, une ville qui vit et qui donne envie de se lever le matin.

Qu’est ce que l’engagement selon toi ? Te considères-tu comme une personne engagée ?

L.C. Ce qui m’intéresse vraiment dans l’engagement, ce sont les raisons, les motivations à l’origine. Qu’est-ce qui nous touche au point que nous ayons envie de nous engager pour une cause ? Pour moi, c’est les femmes, la sororité, la maternité. Mon engagement est dans la manière de partager mon expérience et mes compétences en tant que thérapeute pour déculpabiliser les femmes et les aider à se sentir mieux dans leur peau. Cela passe par mes séjours bien-êtres, mais aussi mes contenus sur les réseaux sociaux où j’essaye de donner du courage, de l’inspiration et du rire. Donner et partager aux autres, c’est mon engagement personnel.

Tes contenus sur les réseaux sociaux et ta manière d'interagir avec tes abonnés sont uniques. Pourquoi avoir choisi le biais de l’humour pour aborder des sujets a priori pas très fun ? 

L.C. J’adore cette phrase du joker “Why so serious ?”. Je pense que, dans le fond, on aime tous rire et qu’on gagnerait à dédramatiser et à se prendre moins au sérieux. C’est important d’avoir de l’auto-dérision sur soi-même, car, in fine, nous vivons tous les mêmes galères. Nous aussi on pleure, on s’engueule, on dort pas. Alors autant ne pas en faire un drame et en rire ! J’ai choisi le registre de l’humour de manière plutôt instinctive au final, sans réfléchir, car je ne crois juste pas au premier degré. 

💥 Retrouvez Louise Chabat le 15 septembre, l'après-midi à l'espace Seita de la Friche la Belle de Mai.

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